« Il n’est guère de plus beau site en France » disait Georges Sand qui y fit plusieurs voyages.
Si le Limousin semble souvent n’être qu’un pays que l’on traverse, une région oubliée, une terre dont on émigre le plus souvent, il demeure cependant « ce pays vert et émouvant, silencieux et profond » selon les mots de deux écrivains, enfants du pays, Jérôme et Jean Tharaud.
Issue de l’ancienne Marche et du Limousin, cette région s’étend sur les premiers reliefs du Massif Central. Elle est caractérisée par son unité géographique constitué de plateaux cristallins ne dépassant pas mille mètres qui vont en s’abaissant régulièrement en direction de l’ouest. Ainsi nous passons des hautes terres de l’Auvergne et du Cantal aux calcaires du Poitou, des Charentes, du Périgord et du Quercy.
Dans ce cadre physique l’Histoire a assuré des permanences vérifiables : les limites du territoire des Lemovice celtiques, celles de la civitas romaine, de l’évêché de Limoges plus tard, de la province du XVIIIe ensuite, de la région actuelle enfin, sont à des nuances près, très superposables.
Le langage, expression d’une culture commune , est devenu dès le XIe siècle le véhicule de toute la littérature des troubadours à tel point que l’ensemble des dialectes d’oc a été désigné, dès le XIIIe siècle, par le terme « langue limousine ».
La même unité va également prédominer en ce qui concerne les arts et traditions populaires de la région. Seules les coiffes des dames se différencient selon leur origine géographique en trois grandes classes :